La saison de la récolte des grenades a démarré depuis plusieurs semaines à Beni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, principale zone de production de grenades de la région.
La saison de la récolte des grenades a démarré depuis plusieurs semaines à Beni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, principale zone de production de grenades de la région.
Pour cette campagne 2026, la production nationale est estimée à 15 000 tonnes, contre près de 20 000 tonnes lors des saisons précédentes.
Selon Bachir Aounallah, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche de Beni Khalled, cité par l’agence TAP, ce recul s’explique notamment par la hausse des coûts de production, le manque d’eau d’irrigation et l’absence de circuits de distribution organisés.
Le gouvernorat de Nabeul occupe la troisième place à l’échelle nationale en matière de production de grenades, derrière Gabès et Béja. Beni Khalled se distingue par la diversité de ses variétés, notamment la grenade Nébali, la Jebali et la Khladi.
Malgré les difficultés rencontrées par les agriculteurs, l’amélioration récente des prix constitue un facteur encourageant pour la filière. La culture de la grenade représente en effet une source de revenus complémentaire pour de nombreux exploitants agricoles.
Pour assurer la pérennité de ce secteur, les professionnels appellent à renforcer les débouchés commerciaux, à développer les exportations et à soutenir les unités de transformation. Ils plaident également pour la création d’un marché de gros commun entre les municipalités de Beni Khalled et de Zaouiet Jedidi, ainsi que pour la relance des coopératives agricoles afin d’améliorer la collecte et la commercialisation des produits.
Le développement de cette filière passe aussi par une meilleure maîtrise des techniques agricoles, le choix de variétés adaptées et la protection des arbres contre les maladies et les parasites. Autant de leviers pour valoriser la qualité des grenades tunisiennes et renforcer la durabilité de cette activité agricole.