L’image rappelle sans doute la chaleur de l’ambiance familiale. Assise sur une chaise basse dans son atelier, elle est entourée de ses fibres de rotin et de personnes travaillant habilement cette matière. Leur seul outil : leurs doigts.
L’image rappelle sans doute la chaleur de l’ambiance familiale. Assise sur une chaise basse dans son atelier, elle est entourée de ses fibres de rotin et de personnes travaillant habilement cette matière. Leur seul outil : leurs doigts.
Fatma Mzoughi Hammami travaille le rotin depuis 31 ans. Entre temps, elle a confectionné des milliers d’articles et transmis son savoir-faire à nombreuses personnes, par conscience de l’importance de la continuité du travail manuel en général et de ce métier en particulier. Comment ne le serait-elle pas et son époux, Mohamed Hammami travaille depuis 55 ans dans ce domaine et est le premier Tunisien à avoir appris ce métier d’un Espagnol avec qui il a fondé la première entreprise de rotin à Ain Drahem.
Curieusement, la fibre utilisée pour confectioner les produits en rotin ne provient pas de Tunisie. Elle l'est principalement de Chine mais est travaillée dans les ateliers et mélangée souvent à des matières tunisiennes.
Landaux, corbeilles, chaises, lampadaires… y passent tous et sont d'une grande utilité, s'acclimatent aux divers design et teintes mais sont surtout à base de produits naturels.