Publié le 19/11/2016

Ouverture des JTC 2016 : une cérémonie plurielle entre passé et présent

La cérémonie d’ouverture de la 18ème édition des Journées Théâtrales de Carthage, s’est déroulée, vendredi, à la salle du Colisée.
Ouverture des JTC 2016 : une cérémonie plurielle entre passé et présent
Ouverture des JTC 2016 : une cérémonie plurielle entre passé et présent

Y ont assisté une pléiade d’artistes et hôtes de marque de Tunisie et d’ailleurs, le ministre des Affaires Culturelles, Mohamed Zine El Abidine, le Gouverneur de Tunis, Omar Mansour ainsi que de nombreux officiels et représentants de pays étrangers.

La cérémonie, animée par la comédienne Chekra Rammeh et le dramaturge Raja Farhat, a débuté par une minute de silence en hommage aux artistes disparus en 2016, Moncef Souissi, Saïda Sarray et Ahmed Amer, dont le décès a provoqué un vif émoi parmi leurs amis et admirateurs. Une vidéo hommage retraçant le parcours artistique du défunt Moncef Souissi, membre fondateur des Journées Théâtrales de Carthage, a été diffusée, largement applaudie par le public. Du Kef à Tunis en passant par le Koweït, l’homme de théâtre a réussi à imposer son style et sa vision de l’art, révélant au passage de nombreux artistes originaires de sa ville natale tels que Lamine Nahdi, Souad Mahassen et Nejia Ouerghi. Il s’est éteint il y a quelques jours après un long combat contre la maladie.

Une rétrospective des meilleurs moments de l’édition 2015 des Journées Théâtrales de Carthage a ensuite été diffusée, incluant des extraits des spectacles et des animations de rue de la session précédente ainsi qu’une partie du discours du comédien Ahmed Senoussi, honoré lors de la cérémonie de clôture et décédé quelques temps plus tard. Un hommage posthume a également été rendu au poète Sghayer Ouled Ahmed. Des extraits de ses écrits ont été récités par les trois actrices de talent Zahira Ben Ammar, Sonia Zarg Layoun et Khadija Baccouche.

Un hommage a par la suite été rendu à Taoufik Jebali et à son espace d’art et de création « El Teatro », fondé en octobre 1987 et qui fête cette année son trentième anniversaire. Invité à prendre la parole, l’artiste ne s’est pas départi de son sens de l’humeur et de sa libre parole en affirmant qu’il ne savait pas s’il avait accepté cet hommage, qu’il avait refusé il y a une dizaine d’années, « de peur d’être de nouveau lynché, par complaisance ou pour éviter les tracasseries inutiles ». Il a par la suite appelé une partie de la famille d’El Teatro sur scène, à savoir Zeyneb Farhat, Mohamed Madiouni, Sabri Atrouss et son ami de toujours Raouf Ben Amor.

Le théâtre, la poésie mais aussi la musique et la danse ont également eu la part belle lors de cette cérémonie d’ouverture avec notamment un show musical aux couleurs de l’Afrique, assuré par la dramaturge, écrivaine et chorégraphe Were Were et sa troupe. Originaire de la Côte d’Ivoire, l’artiste a chanté l’espoir, le bonheur, la paix et la Tunisie, mettant le feu à la scène grâce à des rythmes entrainants. Les danseurs Nessrine Chaabouni et Karim Toueyma ont quant à eux interprété un tableau de danse contemporaine sur des airs de stambéli, une musique rituelle folklorique puisant ses racines dans l'Afrique subsaharienne.

Prenant la parole en dernier, le directeur des Journées Théâtrales de Carthage, Lassaad Jamoussi, a enfin déclaré la session ouverte et s’est exclamé : « Que les théâtres ouvrent leurs portes et que la fête commence ! »
 

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