Publié le 19/11/2016

La pièce ‘Le radeau’ Un hommage à Gannoun et une hymne à la vie

C’est sans doute le meilleur hommage qu’un festival puisse rendre à un dramaturge qui a marqué l’histoire du théâtre de son pays par des œuvres magistrales.
La pièce ‘Le radeau’ Un hommage à Gannoun et une hymne à la vie
La pièce ‘Le radeau’ Un hommage à Gannoun et une hymne à la vie

Le « radeau », mise en scène par Cyrine Gannoun et Majdi Abou Mataren est l’exemple même.

Présentée vendredi 18 Novembre à la salle Le Rio à 20h00 cette œuvre, réalisée à partir d’un projet rêvé par Ezzeddine Gannoun des années durant avant son départ a fasciné le public des JTC par la qualité de l’interprétation et la profondeur du travail dramaturgique. Sur scène, les comédiens ont su rendre à Gannoun le meilleur hommage qui lui sied en ressuscitant ce soir-là son âme immensément généreuse, sa sensibilité extrême, sa vision prospective et surtout son tempérament de rassembleur.

 

« Le radeau » est plus qu’une pièce de théâtre. C’est un manifeste sur la solidarité, la complémentarité et la fraternité arabo africaine, représentée par des comédiens tunisiens, syriens, libanais et d’Afrique en l’occurrence : BahriRahali, Nada Al Homsy, AbdelmonemChouayat, Rim Hamrouni, OussemaKochkar, Mariam Darra, Guy Essonossé, Sophia Moussa. Les metteurs en scène ont choisi un décor minimaliste, un éclairage intimiste sur une musique où le bruitage est très présent pour raconter la pire des tragédies de ce nouveau siècle qui n’est autre que l’effritement du monde arabe et de la majeure partie de l’Afrique qui ont sombré dans la violence et l’extrémisme. Des fléaux ravageurs qui ont conduits les jeunes et les moins jeunes à prendre la mer sur des radeaux de fortune, pour aller se fracasser sur des rivages incertains, engloutis par des vagues furieuses et avec eux leurs rêves.

« Le radeau» c’est tout cela et plus encore, une descente dans les abimes de l’humain, avec sa grandeur et ses petitesses mais qui finit sur une note d’espoir. « Le radeau » prend l’eau et ses occupants mais la vie continue à travers quelques rescapés. Avec cette fin, nous retrouvons la démarche de EzeddineGannoun et l’optimisme qui le l’a jamais trahi et qui au fil de sa carrière est devenu sa signature.
 

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