Nissa wa Nisf de Charazad Helal, l'Hymne à la femme tunisienne

Les fidèles au festival international d’Hammamet dans sa 54ème édition ont eu le privilège d’assister dans la nuit du 13 aout 2018 au spectacle éblouissant de la virtuose Chahrazad Helal fêtant ainsi la journée de la Femme musicalement. 

Nissa wa Nisf de Charazad Helal, l'Hymne à la femme tunisienne

« Nissa wa Nisf » tel était l’intitulé du spectacle De Chahrazad Helal qu’elle a mené de bout en bout en compagnie de son mari, le musicien Mohamed Abouda. Le spectacle attendu par un public en grande partie féminin a été présenté en exclusivité sur la scène du théâtre plein-air de la ville. Le choix de la date n’est pas anodin pour les organisateurs car pour eux, célébrer la femme en musique lors du 62ème anniversaire de la promulgation de ses droits s’est avéré être un cadeau inestimable.

Chahrazad Helal ne s’est pas contentée de chantonner des morceaux tirés de son répertoire personnel, son spectacle est un hymne à la femme tunisienne et un hommage à toutes les figures féminines qui ont écrit l’histoire pendant plus de 60 ans, d’avant l’indépendance, jusqu’à nos jours.

Elle a entamé son concert par un morceau baptisé « Khoudh waktek kima theb ou (prends ton temps comme tu veux) » composé par Lakani. Bel hommage à Aziza Othmana, avant d’enchainer avec un autre hommage tout aussi émouvant rendu à l’icône de la chanson tunisienne Saliha à travers trois chansons « Charki ghadanne Bezzine », « Ordhouni Zouz Sbaaya » et « l’operaatte Nissa Tounes El Khalideèèt ».

Helal a également présenté une chanson écrite par la poétesse Raja Chebbi et intitulée « Tadhakartek we donia Rabii » et une deuxième présentée par la même poétesse « Bilaadi Aziza », un hymne patriotique dégoulinant d’admiration, de romantisme et d’amour pour la patrie. Une lettre d’amour de la part de l’artiste à son pays. Une chanson titrée « Esmaa Kleemi », paroles de Bachir Lakani a davantage scotché les auditeurs présents. Il s’agissait de sa dernière chanson en date.

Sa voix puissante et sa présence scénique hors du commun ont envouté le public grâce à des chansons comme « Yalli Saharouni Ainik », « Ya bent Bledi », « Zine eli fik Kalbi Yebghik », doux hommage au patrimoine musical tunisien et arabe. Un habit blanc majestueux et une gestuelle si féminine ont émerveillé les spectateurs. Elle était fière de son appartenance, de ses origines, de l’histoire de ses ancêtres comme n’importe quelle femme tunisienne se devait de l’être chaque et spécialement en cette date symbolique. Les hommages rendus aux icones féminines se sont succédées comme Saliha, Kahena, Aroua Kairaouania, Aziza Omthmana, Taouhida Becheikh, première femme médecin en Tunisie. Un contenu musical qui se réfère parfaitement au titre élogieux du concert « Nissa we Nisf ».  

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