Les pièces tunisiennes en compétition aux JTC

 

Deux pièces tunisiennes représenteront la Tunisie à la 20ème édition des JTC, il s’agit de « Juif » de Hammadi Ouhaibi, production du centre d’art dramatique et scénique de Kairouan et de «  Point départ » de Wahid Ajmi, production « Le théâtre à domicile ». 

Les pièces  tunisiennes en compétition aux JTC

« Juif » : Interprétation : Houssem Ghribi, Fetha Mahdaoui, Mohamed Sayeh, Faten Belhaj Omar, Yosra Ayed, Hiba Aidi

Tunisie, 14 janvier 2011, Mimoun, tente de convaincre un groupe de tunisiens de confession juive de quitter le pays pour « Israël ». Il est convaincu qu’ils ne sont plus en sécurité sur le sol tunisien. Seulement, Dalila, une jeune juive tunisienne, révolutionnaire et rebelle, tient à rester en Tunisie malgré le harcèlement subi par sa communauté. Un spectacle qui révèle des non-dits et traite d’un sujet sensible, celui de la place des juifs en Tunisie sur le plan social, culturel et politique… La question de la nationalité, des origines, du patriotisme et de l’appartenance en sont au centre. 

A travers le parcours des personnages, leur vécu, les idées reçues et les non-dits ainsi que l’intrigue, tout y est dénoncé. 

Que veut dire être juif dans une nation globalement de confession musulmane ? Un juif est-il condamné à vivre isolé ou bien peut-il s’adonner sans risque à des relations pacifiques avec les musulmans ? Quelle place occupe-t-il dans ce pays majoritairement musulman ? 

« Point de départ » : Interprétation: Lobna Noomane, Ridha Jaballah, Nahla Zid, Khaled Ferjani

Hssan et Omrane se préparent pour la cérémonie de commémoration du martyr «Jilani» leur père défunt, la cérémonie se tient au Palais présidentiel. Jilani tué par balles lors d’une évasion collective de la prison de Mornaguia, c’était les premiers jours de la révolution tunisienne, le policier n’a pas été accusé ni jugé depuis.

Prisonnier fugitif! Ou martyr de révolution ? Six longues années d'attente après les faits, la cour prononce son verdict au sujet du dossier N° 14 et qualifie le père de «martyr» et honore sa famille. 

Omrane et Nozha se sont connus au Sit-in de la «Kasbah», elle était infirmière bénévole, ils se sont mariés peu de temps après. Au même Sit-in et usant de supercherie, Hssan a fait figure de rebelle en ôtant son uniforme de policier pour rejoindre son frère, Nozha et les révoltés. 

Quant à Mabrouk, le fils de Nozha règne autour de sa naissance, une grande ambigüité. Parrainé par Omran qu’il porte sur ses épaules le soir de la commémoration du « grand-père », C’est à  Mabrouk, qu’on attribuera la médaille d'honneur de l’Etat. Point…de départ.

Rappelons, par ailleurs que la compétition officielle qui est exclusivement arabe et africaine comprends les pièces suivantes : A corps et à cri- Togo ; Hamlet dans un instant- Jordanie ; Dans la solitude des champs du coton- Guinée ; Absurdité – Maroc ; LA dernière heure- Egypte ; Etalonnage- Syrie, Mémoires qui mènent à la folie- Koweit ; Variations sur la vie- Irak ; Le fou- Les Emirats arabes unies.

 

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