Pour la soirée du 2 août, le public du Festival international de Carthage a eu rendez-vous avec le chanteur libanais Rayan. Ce concert est l'un des évènements les plus marquants de cette édition.
Pour la soirée du 2 août, le public du Festival international de Carthage a eu rendez-vous avec le chanteur libanais Rayan. Ce concert est l'un des évènements les plus marquants de cette édition.
En effet, l'intégralité des recettes sera reversée à l'Association tunisienne pour la promotion des soins palliatifs. Rayan qui signe ses retrouvailles avec ses admirateurs après 18 ans d'absence se produira en bénévole. Derrière cette initiative qu'il convient de saluer, un combat contre le cancer qu'il a mené lui-même quelques années auparavant, et dont il s'est rétabli. Sensible à cette épreuve, il a raconté lors de la conférence de presse qui a précédé le spectacle qu'il a proposé lui-même l'idée de cette soirée caritative afin de soutenir ceux qui souffrent encore. L'Association tunisienne pour la promotion des soins palliatifs reçoit pour la première fois un tel don venant d'un artiste depuis sa création il y a 25 ans. Le chanteur libanais a même effectué une visite de soutien aux malades à l'Institut Salah Azaiez la matinée du concert.
Rayan fait partie de la génération des artistes qui ont connu un succès fulgurant dès leurs premiers titres au début des années 2000. S'il n'est plus sous les projecteurs ces derniers temps, ses tubes qui cumulent des dizaines de millions de vues sur les plateformes ont tout de même conservé leur éclat. Pour ce spectacle, il a été accompagné par l'Orchestre national tunisien, sous la direction du maestro Youssef Belhani.
Le concert s'est ouvert par un nouveau titre conçu spécialement pour cette occasion "Tounes". Par cette chanson en dialecte libanais qui décrit son amour pour notre pays, il a installé d'emblée un rapport convivial avec l'audience.
Dans un discours bref et émouvant, Rayan a remercié les spectateurs venus nombreux pour leur présence et le soutien qu'ils ont ainsi apporté à l'association. Il a enchaîné avec des chansons romantiques mélancoliques de son propre répertoire. C'est le style qui le définit et qui correspond bien à sa voix douce, chaleureuse et puissante à la fois.
Le premier titre a été "Kanet rouhi" de l'album "Hekyou Einayk" sorti en 2006, suivi par "Ha'allimak", une chanson plus rythmée de l'album "Win brouh" qui remonte à 2007. Par la suite, il a repris "Khsert kol enass alachanou" de Georges Wassouf dans un arrangement plus rythmé. Rayan a également interprété "Hala ghariba" qui donne son nom à l'album sorti en 2004. Le morceau suivant a été son tube le plus connu "Ahla gharam", qui figure dans le même album, dans une nouvelle version plus dynamique. Le public l'a accompagné au chant en véritable chorale. D'autres reprises ont suivi en alternance avec ses propres chansons : "Saber we radhi", "Law nawit tensa eli fet" et "Yaawadh allah" de Georges Wassouf ainsi que "Gana el hawa" de Abdelhalim Hafedh. L'interprétation de "Hekyou Einayk" a été un moment marquant de la soirée. Deux décennies après sa sortie, la chanson n'a rien perdu de sa popularité et a encore fait vibrer le public. Une autre chanson plus douce et moins rythmée, "Baadak bet'henn" sortie en single en 2021, a été fortement applaudie par l'audience.
Pour reprendre"Nassam alayna l hawa" de Fairouz, Rayan a arboré les deux drapeaux tunisien et libanais, ajoutant une dimension fortement symbolique à sa prestation.
L'artiste libanais a également rendu hommage à Dhekra en interprétant avec les spectateurs sa chanson intemporelle "El Assami". La soirée s'est achevée avec "Tounes", chanson avec laquelle il a entamé le concert.
Par cette line-up éclectique et avec des choix musicaux exigeants, Rayan a confirmé de nouveau son talent et conforté sa place auprès du public tunisien. En mettant son art au service d'une cause noble, il a montré que la musique dépasse fortement la notion du divertissement momentané. Au-delà de la dimension festive, c'est un acte de p