L’affiche de la 7ᵉ édition des Journées des Arts de la Marionnette de Carthage (JAMC) s’impose comme une œuvre-manifeste, où le patrimoine dialogue avec la modernité dans une mise en scène hautement symbolique.
Au centre, une marionnette sculptée dans un bois d’olivier séculaire incarne la mémoire du temps. Son costume, profondément ancré dans l’authenticité du patrimoine tunisien, raconte une histoire de transmission, d’identité et de création.
Suspendue à ses fils, la marionnette entame d’abord un parcours guidé, contraint par des mouvements dictés. Puis survient l’instant décisif : celui de la conscience et de l’audace. Elle lève les yeux, tend les mains et brise un à un les fils qui la retenaient. Au premier, elle retrouve son souffle. Au deuxième, elle se redresse avec fierté. Au troisième, les chaînes cèdent définitivement.
Libérée, elle avance désormais d’un pas assuré vers l’horizon, symbole d’un art affranchi qui choisit sa propre voie. Cette image puissante célèbre une créativité qui puise dans ses racines tout en osant l’innovation. À travers cette édition, les JAMC affirment une conviction forte : l’art est un acte de libération continue, un mouvement vivant qui s’émancipe sans jamais renier son héritage.
















