On vise le sommet mondial de la Gastronomie : Lamia Temimi mobilisée pour le Cap Bon 2028

Dans le cadre de la candidature du Cap Bon au titre de Région du Monde de la Gastronomie 2028, un jury international composé d’experts, accompagné de la présidente de l’IGCATDiane Dodd PhD, a effectué une visite du territoire du 4 au 8 mai 2026. Objectif : évaluer la capacité de la région à devenir une référence mondiale en matière de gastronomie, de durabilité et d’échanges culturels.

On vise le sommet mondial de la Gastronomie : Lamia Temimi mobilisée pour le Cap Bon 2028

Parmi les voix engagées dans cette dynamique, celle de Lamia Temimi, cofondatrice et CEO de Sawa Taste of Tunisia, illustre l’enthousiasme et la mobilisation autour de ce projet structurant.

“Un immense honneur” : une reconnaissance collective

Pour Lamia Temimi, cette nomination s’inscrit dans une dynamique collective qui dépasse les individus et valorise l’ensemble des acteurs du territoire.

« Oui, ambassadrice de l’IGCAT pour le Cap Bon. C’est un immense honneur pour moi, je ne m’y attendais vraiment pas et j’en suis très heureuse. »

Elle souligne également l’importance du travail collectif autour de cette candidature.

« Ils ont décidé de nommer plusieurs ambassadeurs pour le Cap Bon… C’est un honneur pour nous tous et nous sommes très fiers pour le Cap Bon. »

Une démarche qui traduit une ambition claire : positionner le Cap Bon comme une vitrine internationale de la gastronomie tunisienne.

Un territoire riche : entre mer, terre et patrimoine

Durant la visite, le jury international a découvert la diversité exceptionnelle du Cap Bon, de Soliman à El Haouaria, entre patrimoine naturel, culturel et culinaire.

Lamia Temimi revient sur les moments forts de ce parcours : « Nous avons visité une ferme biologique, l’olivier de Charaf qui a plus de 2500 ans, et dégusté des sardines grillées à El Haouaria. »

Le programme a également inclus des sites emblématiques comme Kerkouane, la cité punique, ainsi que la découverte de l’hébergement alternatif à travers les maisons d’hôtes locales. « Nous avons voulu montrer la diversité de notre tourisme et de nos hébergements en Tunisie. »

Gastronomie, formation et innovation : un écosystème structuré

Au-delà de la découverte du terroir, la visite a mis en lumière un écosystème basé sur la formation, la recherche et la coopération académique. Des institutions comme l’IFMT, l’ISBAN, l’IHEC Carthage et l’INAT Tunis ont été associées à cette dynamique.

« Cela nous a permis de leur montrer tout le travail accompli durant ce dernier mois », explique Lamia Temimi.

Cette collaboration illustre la volonté de construire un modèle durable basé sur l’innovation, la transmission des savoirs et la valorisation du patrimoine local.

Une ambition mondiale pour 2028

Le Cap Bon s’inscrit désormais dans une stratégie internationale avec une forte visibilité. Plus de 60 régions du monde participent à des échanges et visites autour de cette dynamique. Pour les acteurs du projet, l’objectif est clair : « Inch’Allah, nous serons le premier pays arabe et africain à accueillir le Sommet Mondial de la Gastronomie en 2028, et ce sera au Cap Bon bien sûr ! »

Une ambition qui place la Tunisie dans une trajectoire de développement du tourisme gastronomique international.

Une dynamique en marche vers 2028

La mission du jury se poursuivra avec la rédaction d’un rapport détaillé, qui sera transmis dans les prochaines semaines aux parties prenantes. Ce document permettra de formuler des recommandations pour renforcer la position internationale du Cap Bon et accompagner son développement. Entre mobilisation locale, richesse du terroir et ambition internationale, le Cap Bon s’impose déjà comme un territoire stratégique de la Méditerranée en route vers 2028.