La 60e édition du Festival international de Carthage a débuté dans la soirée du 16 juillet. Saber Rebai a donné le coup d’envoi avec « Taht l yasmin » (Sous le jasmin).
La 60e édition du Festival international de Carthage a débuté dans la soirée du 16 juillet. Saber Rebai a donné le coup d’envoi avec « Taht l yasmin » (Sous le jasmin).
En fait, c'est son dernier tube bilingue qui donne son nom au spectacle. La traduction du titre en arabe fait également référence au chef d’œuvre intemporel de Hedi Jouini. Ce double clin d'œil culturel annonce d’emblée le patrimoine tunisien comme source d'inspiration pour ce spectacle, et c'est pareil pour une part importante du répertoire de Saber Rebaï.
Un public nombreux a été au rendez-vous. La troupe dirigée par le maestro Kais Melliti a été accueillie par de longs applaudissements. La soirée a été entamée par une vidéo d'animation avec la voix de Saber Rebaï décrivant sur un ton lyrique l'ancienneté et le prestige du Festival international de Carthage ainsi que son rêve d'enfance devenu aujourd'hui une réalité.
La setlist a été d'emblée rythmée et dansante avec "Machallah aaliha", suivie de "Tmannit".
Ensuite, l'artiste s'est adressé au public dans un discours empreint d'émotions. Il a présenté le festival comme symbole de la mémoire du pays et de son identité, tout en réaffirmant son engagement artistique , celui de sa génération, de leurs prédécesseurs et des générations futures. Ce concert illustre selon lui un "passage de flambeau" qui sera concrétisé dans la suite de la soirée.
En effet, pour inaugurer cette édition anniversaire du Festival international de Carthage, il a invité d'autres artistes à le rejoindre sur scène, car les plus belles célébrations sont celles qui se partagent.
Saber Rebaï a enchaîné avec un tour de ses tubes incontournables, entre rythmés et mélodiques. Ces titres marquent des périodes différentes de son parcours. Parmi lesquels figurent "Assal ", "Ezz l habayeb", "Bi bassata", "Ezzet nafsi","Medha law", "Mezyena" et bien d'autres encore. Le public l'a accompagné au chant avec un enthousiasme palpable.
Par la suite, Ahmed Rebaï et Molka Cherni l'ont rejoint pour interpréter à trois un medley en hommage à Dhekra. Le passage remarquable des deux jeunes chanteurs a été fortement applaudi par les spectateurs.
Saber Rebaï a continué avec "Khallass tarek", le générique du feuilleton "Sayd errim", "Ana chayakh" qui est un hymne à la joie de vivre puis "Tayar" sorti plus récemment.
Ensuite, Lotfi Bouchnak est monté sur scène sous les applaudissements nourris du public. Dans un moment d'échange inédit, les deux artistes ont chanté ensemble "Ritek me naaref win". Puis, Lotfi Bouchnak a accompagné Saber Rebaï pour "Dalloula". Avant qu'il ne quitte la scène, la jeune et talentueuse Boutheina Nabouli les a rejoints pour reprendre "Nassaya", puis Mohamed Ali Chebil a chanté "Ye lella" de Saber Rebaï.
Les quatre artistes ont après uni leurs voix pour un hommage à de grands noms qui ont façonné la scène musicale tunisienne. Ils ont repris ensemble "Me habitech" de Ali Riahi, "Ki ydhik bik edahr" de Sadek Thraya, "Ouadooni" de Saliha avant de clôturer leur passage par "Lamouni eli gharou meni" de Hedi Jouini. L'écran géant a affiché en parallèle des vidéos de ces artistes qui ne sont plus parmi nous, mais dont le leg continue à traverser les époques.
Place ensuite de nouveau au répertoire propre de Saber Rebaï avec la chanson bilingue "Sous le jasmin".
On pensait les surprises terminées, avant de voir surgir le Roi du Rai Khaled. Les deux stars ont croisé leurs styles pour une fusion inédite de leurs titres phares "Sidi Mansour" et "Abdelkader".
Saber Rebaï a clôturé le concert de plus de deux heures avec la balade romantique "Athadda el aalam ", puis l'un de ses tubes les plus rythmés "Barcha".
Lors de la conférence de presse, il a expliqué que ce spectacle conçu spécialement pour Carthage traduit sa propre vision de la scène musicale tunisienne au fil du temps, d'où l'importance de la transmission entre les générations.