Diane Dodd : Le Cap Bon a tout pour réussir Gastronomiquement

Au terme d’une visite de plusieurs jours dans la région, la présidente de l’IGCATDr. Diane Dodd, n’a pas caché son enthousiasme face à la richesse du patrimoine gastronomique du Cap Bon, officiellement recommandé pour le titre de Région du Monde de la Gastronomie 2028.

Diane Dodd : Le Cap Bon a tout pour réussir Gastronomiquement

Entre dégustations, rencontres et ateliers, l’experte internationale évoque une expérience « incroyable », marquée par la diversité des saveurs et l’engagement des acteurs locaux.

« Nous avons dégusté de merveilleuses spécialités tout au long de notre périple… la chakchouka, bien sûr, sous de nombreuses variétés, toutes délicieuses. »

Chakchouka, brik, makroudh: une identité culinaire forte et vivante

La richesse culinaire du Cap Bon s’impose comme un véritable levier d’attractivité. La présidente de l’IGCAT met en avant des plats emblématiques qui incarnent à la fois tradition et créativité. « Mes coups de cœur personnels… la kamounia, le brik et le makroudh. Le makroud et le brik sont mes préférés. »

Au-delà des recettes, elle insiste sur un élément clé : la valorisation des produits locaux et de la biodiversité régionale. « C’est magnifique de voir comment ces recettes, alliées aux variétés spécifiques de plantes et d’animaux, sont valorisées pour célébrer votre patrimoine tout en avançant vers l’innovation. »

Jeunesse et innovation : le vrai moteur du Cap Bon

Autre point fort relevé par Diane Dodd : le rôle central de la jeunesse dans la dynamique régionale. Entrepreneurs, centres d’innovation, écoles de formation… le Cap Bon se distingue par un écosystème collaboratif solide. « Le talent que vous avez au Cap Bon est incroyable. Nous avons rencontré de jeunes innovateurs qui dirigent des entreprises extraordinaires. »

Cette synergie entre agriculture, tourisme et industries créatives illustre un modèle de développement intégré, salué par le jury international.

Un modèle basé sur la collaboration intersectorielle

Pour l’IGCAT, le succès du Cap Bon repose sur un facteur déterminant : la coopération entre les acteurs locaux.

« Vous avez bâti une base de collaborateurs travaillant de manière intersectorielle… de l’éducation au tourisme jusqu’à l’agriculture. »

Une approche jugée essentielle pour préserver la diversité culturelle et culinaire sur le long terme.

Cap Bon 2028 : une vitrine pour toute la Tunisie Si la région impressionne déjà à l’échelle locale, l’enjeu dépasse désormais ses frontières. Le Cap Bon est appelé à devenir un modèle national et une vitrine internationale.

« Nous espérons que le Cap Bon deviendra un modèle pour les autres régions de Tunisie. » « Les yeux du monde seront rivés sur le Cap Bon en 2028. Vous avez la responsabilité de montrer comment construire un avenir meilleur pour les générations à venir. »

Une reconnaissance en marche… et des défis à relever

La recommandation du Cap Bon pour le titre de Région du Monde de la Gastronomie 2028 marque une étape clé, mais le processus continue. Un rapport détaillé du jury est attendu dans les prochaines semaines pour accompagner la région dans sa montée en puissance.

Le défi : transformer cet élan en stratégie durable, renforcer la visibilité internationale et maintenir la dynamique collaborative.

Entre tradition culinaire, innovation et mobilisation collective, le Cap Bon semble déjà avoir les ingrédients pour réussir. Reste à confirmer, d’ici 2028, son statut de référence gastronomique mondiale.